Archives mensuelles : septembre 2014

Normandie la passion des chevaux

Les hauts lieux Normand de l’équitation ne se résument pas au haras national du Pin ou à l’hippodrome de Cabourg. My Home In Deauville vous propose une ballade iconoclaste menée au travers de ce qui fait de la Normandie une terre du cheval.

C’est en arpentant les départementales qui strient le bocage qu’on respire le mieux le ‘pays du cheval’. En cherchant bien, on trouvera des monuments étranges et rares, qui réveillent la grande histoire des trotteurs. En Normandie la passion des chevaux… A Villedieu-les Poêles, à l’entrée du bucolique champs de course du Saultchevreuil, une stèle honore Ozo, double vainqueur du prix d’Amérique en 1963 et 1965, la trotteuse fantasque qui pouvait décider de partir 100 mètres après les autres pour son bon plaisir et qui n’eut jamais de descendance. Le cœur du crack serait sous la stèle. Philippe Laisney, le président des courses locales, précise ‘ Ozo qui souffrait des ovaires est morte très jeune. Son cœur avait été placé sous la stèle, dans une urne enterrée dans le jardin d’une maison qui a ensuite été vendue à un anglais. Ce dernier ne voulait pas de la stèle, on l’a récupérée. Mais le cœur est restée quelque part dans la terre’. Les règlements sanitaires interdisent normalement aux chevaux de reposer éternellement dans des sépultures.

Le haras national du Pin

Le haras national du Pin

Ils ne sont bons que pour l’équarrissage. Mais à Mosles, en lisière du haras de Gruchy, c’est bel et bien Ourasi, quadruple héros du Prix d’Amérique à la fin des années 80 qui , par dérogation exceptionnelle, dort pour toujours non loin des hirondelles qu’il coursa jusqu’à ses presque 33 ans. La délicieuse Annie, la nounou d’Ourasi, qui le veilla, l’étrilla, le cajola, n’est jamais loin. ‘ Loulou est toujours là une légende ne meurt pas ‘. Voilà comment on traite les chevaux en Normandie.

Ourasi au temps de sa splendeur sportive

Ourasi au temps de sa splendeur sportive

Ils s’appellent Polka ou Didounet. Il fut un temps où chaque ferme avait son cheval et chaque commune ou presque son haras de belles pierres. Il n’en demeure pas moins une tradition d’élevage et une vitrine : les très prisés concours des poulinières, par exemple à Brecey, Gavray ou La Haye-Pesnel. Les éleveurs y présentent leurs meilleurs produits, la jument accompagnée de son poulain, dans une chorégraphie appliquée, où le modèle et l’allure comptent tout autant. Médailles en toc et primes en argent vrai sont en jeu.

Après avoir glané gloire et argent, les meilleurs chevaux transmettent et rapportent. Quito de Baussy porta le normand Eric Navet au titre mondial du saut d’obstacles en 1990 puis s’éprit de tellement de juments qu’il engendra 671 fois. A 32 ans, il est moins vaillant, dort et paît paisiblement dans un haras de Bouafle. Mais avec plus de 10000 naissances normandes par an, et donc beaucoup lus de saillies le spectacle est quasi permanent. L’IAF (Insémination artificielle de sperme frais) ou IAC (Insémination artificielle de sperme congelé) est en vigueur chez les trotteurs, qui se soulagent sur des mannequins. Mais chez les purs sangs le naturel est encore en vigueur.

Si vous visiter la Normandie cet automne et avait pris une location à Honfleur ou une location à Cabourg, n’hésitez pas à vous éloignez des côtes pour découvrir la Normandie plus profonde, celle qui vit ‘ferme, élevage, et cheval’, vous découvrirez un univers fascinant et passionné, la Normandie la passion des chevaux.